KOBUDO signifie ART MARTIAL ANCIEN. Sous cette désignation, on peut regrouper beaucoup de techniques, et elle a souvent et paradoxalement été employée pour désigner les techniques d’armes d’Okinawa : nunchaku, sai, tonfa, etc., qui n’ont jamais été, en réalité, des armes de samouraï.
Les armes que nous apprenons à utiliser sont des armes de guerrier, et les techniques enseignées sont celles d’une école très ancienne, classée « bien culturel de la préfecture de Chiba » (Japon), le Tenshin Shōden Katori Shintō ryū. Cette école fut fondée par Iizaza Choisai Ienao au milieu du XVe siècle, et a une filiation historique incontestable jusqu’à nos jours.
Nous étudions et pratiquons le Katori Shintō ryū traditionnel sous la direction de Maître SUGINO, ainsi que le IAI JUTSU du YOSEIKAN mis au point par le Maître MOCHIZUKI Minoru.
Le Katori Shintō ryū se pratique, en France, en keikogi blanc jusqu’au 1er kyu inclus. À partir du 1er dan, les pratiquantes et pratiquants portent une veste bleue ou noire, ainsi qu’un hakama bleu nuit ou noir.
Cet art constitue l’une des composantes historiques de l’Aïkibudo, et représente donc l’un de ses aspects traditionnels aux côtés de la pratique à mains nues ; comme elle, il se prête à des formes évolutives (Yoseikan).
Il recouvre des techniques de sabre japonais, appelé KATANA, (ken-jutsu et iaï-jutsu), de bâton (bo-jutsu), de lance (naginata-jutsu et yari-jutsu) et de nombreuses autres armes.
Au sein de l’école Katori, l’enseignement est dispensé sous forme de KATA (suite de mouvements imposés) entre professeur(e) et élève. Chaque kata correspond à une leçon. Le ou la professeur(e) utilise toujours le sabre de bois (bokken), tandis que l’élève apprend à utiliser toutes les armes de l’école.
L’élève qui débute apprend tout d’abord le maki uchi, sorte de frappe enroulée sur le bras, qu’il ou elle répètera un nombre incalculable de fois tout au long de sa pratique. L’élève apprend également les positions fondamentales (kamae). Ensuite, il ou elle étudie un premier kata éducatif (ken no kata) qui lui permet de pratiquer les techniques de frappes élémentaires.
Par la suite, l’élève entame un long apprentissage de toutes les techniques de l’école. Durant les premières années, on va devoir insister sur le maniement du sabre (en ken-jutsu et en iai-jutsu), et s’initier simplement aux armes longues comme le bo et le naginata. L’élève suit une progression technique conduisant du 7ème kyu au 1er kyu, au sein de son club. Ce n’est qu’à partir du 1er dan qu’il ou elle devra passer un examen fédéral selon un programme technique défini. Au fur et à mesure, l’élève devra compléter sa formation en maîtrisant également les armes longues et le rôle professeur(e).
Au bout de plusieurs années (en pratique, après le 3ème dan), lorsque la pratiquante ou le pratiquant aura fait la preuve de son sérieux et de son attachement à l’école, lui sera transmis l’enseignement des principes supérieurs, les GOKUI, à travers des séries d’autres katas. S’engagera également l’apprentissage du maniement d’autres armes (techniques au deux sabres, techniques au sabre court, utilisation du yari, la longue lance droite).
LES ARTS DU KATORI
En outre certains éléments de l’enseignement traditionnel ne sont plus enseignés aujourd’hui :
- JU-JUTSU : techniques de projection et de contrôle au sol
- NIN-JUTSU : techniques d’espionnage
- SEN-JUTSU : art de la stratégie
- CHIKUJO-JUTSU : art des fortifications









